Michèle TABAROT salue l’adoption en première lecture du projet de loi de financement de la Sécurité Sociale (PLFSS).
Ce texte permettra la mise en œuvre de plusieurs propositions du rapport qu’elle a rendue au Premier Ministre en juillet dernier, sur le développement de l’offre d’accueil de la petite enfance.
Ainsi, les assistantes maternelles qui le souhaitent pourront être agréées pour accueillir jusqu’à 4 enfants, au lieu de 3 actuellement, évolution qui est cohérente au regard des pratiques en vigueur chez nos voisins européens.
De plus, ces professionnelles de la petite enfance bénéficieront d’un cadre légal leur permettant d’exercer en dehors de leur domicile, dans des locaux adaptés, en regroupement avec d’autres assistantes maternelles.
Le PLFSS permettra aussi la revalorisation des aides pour les parents travaillant en horaires atypiques.
Ces derniers pourront alors bénéficier d’une modulation du Complément Mode de Garde.
Pour Michèle TABAROT, il s’agit d’une première étape démontrant toute la détermination du Gouvernement à répondre aux besoins des familles en matière d’offre de garde.
Elle estime qu’il faut persévérer dans cette voie et travailler rapidement à la mise en œuvre des autres préconisations de son rapport concernant, par exemple, les jardins d’éveil, structures passerelles entre la crèche et l’école maternelle qui suscitent une adhésion de plus en plus large.
Ainsi, le groupe de travail du Sénat sur «la scolarisation des jeunes enfants» s’est déclaré favorable à cet «autre mode de prise en charge qui accepte que l’enfant se développe à son rythme. »
Elle s’en réjouit en précisant toutefois que dans son esprit, ces jardins d’éveil ne doivent pas se substituer à la préscolarisation.
Dans son rapport (A lire ici), elle s’est d’ailleurs positionnée en faveur de la préscolarisation des deux-trois ans, si tel est l’intérêt des enfants et en fonction des places disponibles dans les maternelles.
Autre mesure sur laquelle elle souhaite qu’une concertation s’engage rapidement : la création d’un congé parental plus court, mieux rémunéré et partagé entre les deux parents, qui permettrait au père et à la mère d’être impliqués dans l’éducation de leurs enfants, à un âge ou cela est essentiel, sans porter de préjudice important à leur carrière.
Michèle Tabarot
Député-Maire du Cannet